Mercredi 21 janvier 2009
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Un
homme avait un cheval et un âne. Un jour qu'ils cheminaient sous un soleil de plomb, l'âne dit au cheval : - Je t'en prie, mon ami, si tu ne veux pas que je meure, soulage-moi un peu de mon
fardeau ! L'âne était en effet plus chargé qu'une mule, tandis que le cheval n'avait que son harnais. Le cheval fit la sourde oreille. Suppliant, l'âne insista : - Pour toi, si grand et si fort,
ce ne sera qu'un jeu ! Mais le cheval n'accorda que mépris à sa demande. Et l'âne, épuisé de fatigue, tomba et rendit l'âme. Alors le maître chargea le tout sur le cheval, en y ajoutant la lourde
peau de l'âne. - Pauvre de moi ! gémit le cheval. Pour avoir refusé une mince charge, me voilà réduit à tout porter, y compris la peau de mon compagnon !
Sources : D'après la fable du grec Esope (VIème siècle av JC) et Jean de la Fontaine (XVIIème siècle). Adaptation par Michel Piquemal
et Philippe Lagautrière dans : "Les philo-fables".
Qu'illustre cette fable, si ce n'est la nécessité de la solidarité et d'entraide ? Ces concepts sont à fortiori peu présents dans la culture d'entreprise. Et pourtant, elles
sont autant incontournables que nécessaires. Imaginez un conte managérial : "Il était une fois une entreprise qui prospérait. Cette réussite trouvait son origine dans deux facteurs essentiels :
l'investissement de chaque collaborateur et l'existence d'un manuel de procédures où chacun savait ce qu'il devait exécuter. Il résultait cependant de l'application stricto sensu de ce manuel un
cloisonnement entre les services. Ceci était d'autant plus mal perçu et vécu que la répartition des tâches n'était toujours pas équitable ".
Imaginez l'amertume pour certains ? Les "décideurs", tenus par le pouvoir dominant, peu enclin à la collaboration, statuant l'application stricte du manuel de procédure
et des dangers pour l'entreprise en cas de non application... Un jour, l'environnement concurrentiel ayant évolué, l'entreprise se vit dans l'obligation de procéder à un plan social massif. Ceux
qui avaient été usés par la surcharge étaient déjà partis !
Et maintenant, imaginez l'attitude et les préceptes d'un véritable manager : "il était une fois, un maître qui avait décidé de mieux répartir la charge... "
Par MUM & managementagora.com
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